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12e Conférence Annuelle de IZA (AM2) ; 5ème Semaine thématique sur la migration

L’immigration clandestine est au devant de l’actualité internationale. En un mois la Méditerranée a englouti près de 1700 personnes, en majorité des Africains, embarquées dans des pirogues de fortunes à la quête d’une vie meilleure. A l’origine de cette option, braver la mort physique pour fuir la mort sociale. La problématique de l’immigration clandestine est devenue une préoccupation mondiale. Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), « les drames de la migration en Méditerranée ont fait en avril plus de 1.700 morts alors
qu'environ 40.000 personnes ont effectué la traversée depuis début 2015. L’ampleur pris par le phénomène ces derniers jours a mis les pays européens dans l’obligation d’envisager des solutions urgentes, d’une part, pour faire face au phénomène, et d’autre part, essayer d’enrayer le mal à la source pour davantage se barricader. Du côté des autorités africaines, les premières réactions se résument à des postures de regrets et de condamnation et aucunement des pistes de solutions concrètes officiellement envisagées. Ceci en attendant l’issue du Sommet Europe - Union africaine prévu à Malte pour résoudre le problème de l'immigration irrégulière.

Le Consortium pour la Recherche Économique et Sociale (CRES) qui n’a pas fait dans l’attentisme a cherché à dénicher les raisons du départ des candidats à l’immigration. En collaboration avec l’Institut for the Study of Labor (IZA) basé en Allemagne, la structure de recherche sénégalaise a convoqué la réflexion autour du thème « Migration, transferts de fonds et développement ». Une centaine de chercheurs venus d’Universités et instituts de recherche basés en Europe, Amérique, Asie et Afrique ont crevé l’abcès et esquissé des pistes devant permettre de « déraciner » le mal. Un fléau qui, selon Pape Demba Fall, chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), s’explique du fait que « ceux qui partent préfèrent la mort physique à la mort sociale ». Un postulat qu’il illustre par un cheminement simple : « vous êtes jeunes dans votre quartier où vous n’existez pas parce que vous n’avez pas de moyens ! »

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